– Cette idée, tant de fois proposée et toujours déplacée, c’est que dans la littérature se jouerait quelque affirmation irréductible à tout processus unificateur, ne se laissant pas unifier et elle-même n’unifiant pas, ne provoquant pas à l’unité. C’est pourquoi nous ne pouvons la saisir que par le biais d’une suite de négations, car c’est toujours en termes d’unité que la pensée, à un certain niveau, compose ses références positives. C’est pourquoi aussi la littérature n’est pas vraiment identifiable, si elle est faite pour décevoir toute identité et pour tromper la compréhension comme pouvoir d’identifier. Qu’à côté de toutes les formes de langage où se construit et se parle le tout, parole d’univers, parole du savoir, du travail et du salut, il faille pressentir une tout autre parole libérant la pensée d’être toujours seulement pensée en vue de l’unité, voilà donc ce qui peut-être nous resterait encore au fond du creuset.

– Du moins momentanément. 

 

Maurice Blanchot

Maurice Blanchot

 

« La littérature encore une fois »

 

Colloque international

17-20 mai 2017

 

Éditions Furor & Association des amis de Maurice Blanchot

 

La Comédie GE

6, boulevard des Philosophes, Genève

Invités

 

Guillaume Artous-Bouvet, Christophe Bident, Yannick Butel,

Thierry Davila, Maxime Decout, Jonathan Degenève, Laurent Demanze,

Daniel Dobbels, Christopher Fynsk, Heiner Goebbels, Kevin Hart, Leslie Hill, Benoît Jacquot, Vincent Kaufmann, Chloé Larmet, Jérémie Majorel, Gilles Philippe, Sabine Quiriconi,

Martin Rueff, Sylvain Santi, Parham Shahrjerdi, Pierre Vilar, Daniel Wilhem

Organisation

 

Christophe Bident, Jonathan Degenève, Leslie Hill, Sabine Kaufmann, Hervé Loichemol,

Jérémie Majorel, Parham Shahrjerdi, Daniel Wilhem

 Actes du colloque : octobre 2017